Conférence Carelink sous le signe de la psychologie positive
Le 30 octobre 2025, quelque 150 professionnels et intéressés se sont rencontrés au SIX ConventionPoint. Le sujet-phare de la conférence était : comment mener une bonne vie en dépit des défis qui nous attendent, qu’ils se situent au niveau individuel ou à plus vaste échelle ? Les exposés d’Andreas Krafft et de Daniela Blickhan, tout comme l’entretien entre Patrick Rohr et Luzia Tschirky, nous ont fourni des impulsions et des recommandations pratiques pour notre quotidien.
En arrivant, tout le monde a trouvé un biscuit chinois sur son siège. Mais pas n’importe lequel, comme l’animateur Patrick Rohr l’a fait remarquer : « Deux de nos collaboratrices avaient cherché des maximes liées à la psychologie positive. »
Non seulement animateur, mais aussi journaliste, Patrick Rohr a servi de fil conducteur avec autant de brio que de charme tout au long de l’après-midi. Il a commencé par une anecdote. Récemment, il a discuté avec deux femmes de respectivement 77 et 83 ans. La première était soulagée de ne plus devoir être témoin des évènements à venir, du changement climatique à la numérisation en passant par les conflits armés. La seconde aimerait savoir quel tour les choses prendront. « Eh bien, qui des deux mène la vie la plus heureuse ? », demande-t-il.
Offres et cours : nouveautés
Lukas Hepp est le premier à monter sur scène. Il a repris la direction de Carelink il y a un an, pratiquement au jour près. « Lorsque j’ai commencé, j’ai trouvé une organisation solide et une équipe hautement motivée de collaborateurs et de volontaires », déclare-t-il. À aucun instant, il n’a regretté d’avoir accepté le poste chez Carelink. Pour répondre à la question de Patrick Rohr sur les projets d’avenir, Lukas Hepp nomme les trois axes prioritaires : la restructuration du programme de cours, les nouvelles offres 2026, une année anniversaire, et une valeur ajoutée encore plus intéressante pour la clientèle.
Psychologie positive : théorie et pratique
Ensuite, les exposés d’Andreas Krafft et de Daniela Blickhan ont apporté aux participants un dense bouquet de connaissances et d’inspiration. Depuis de nombreuses années, les deux intervenants s’intéressent à la psychologie positive et à la manière dont les individus gèrent la sécurité et les crises. Andreas Krafft braque le projecteur sur notre perception d’un avenir incertain et se demande comment nous pouvons malgré tout garder espoir. Daniela Blickhan nous montre comment, jour après jour, nous pouvons renforcer nos défenses psychiques, notamment en dirigeant davantage et sciemment notre attention sur les aspects positifs.
Après la pause, Patrick Rohr accueille la journaliste et auteure Luzia Tschirky. La guerre en Ukraine n’a pas seulement affecté son travail de correspondante pour la RTS, mais a chamboulé toute sa vie. Elle raconte comment le conflit l’a transformée, comment elle gère la souffrance et pourquoi elle continue de se préoccuper de la situation en Ukraine. Patrick Rohr et Luzia Tschirky
Ne pas perdre de vue ses propres besoins
Au terme de la conférence, tous les intervenants remontent sur scène pour tirer leurs conclusions. Daniela Blickhahn a reconnu de nombreux éléments de la psychologie positive dans les propos de Luzia Tschirky : « La force, l’optimisme, le courage, tout comme l’acceptation de la souffrance, la compassion et le souhait d’aider les autres. »Lukas Hepp décèle des parallèles avec son travail pour Carelink : « les débriefings sont très importants après les interventions. Dans nos cours, nous montrons toute l’importance de retrouver la quiétude après une mobilisation. » Andreas Krafft redirige l’attention sur la dimension politique : « Nous ne devons pas fermer les yeux face à la souffrance et à la détresse. Or, comment mobiliser les gens ? »
D’innombrables petits bonheurs
Patrick Rohr passe la parole au public. Une personne demande ce que l’on peut faire pour quelqu’un qui a perdu tout espoir. Daniela Blickhan renvoie à la rétrospective en fin de journée : « Souvent, nous plaçons la barre trop haut. Or, pour conserver notre santé psychique, il ne nous faut pas de grands évènements positifs, mais de nombreux petits moments. » Luzia Tschirky raconte que, contre toute attente, elle a un petit chien blanc, qui lui rappelle chaque jour la beauté des petites choses : « Bluma, dans toute sa candeur, se lève le matin, se réjouit de manger et d’aller aboyer après les oiseaux dans le parc. »
La conférence s’achève sur cette note positive, puis un buffet volant est servi aux convives.
Nous vous remercions cordialement d’être venus aussi nombreux ! La prochaine conférence est prévue pour 2027.



